Retour Népal 2018

SEJOUR DU 22 MARS AU 5 AVRIL 2018     Voir photos rubrique album

Pour nous rendre à Mérangding, nous avons dû faire 8 heures de 4X4 inconfortable, rouler sur des routes défoncées et étroites, traverser des rivières, contourner des vaches sacrées indifférentes à toute cette dense circulation. Puis le lendemain, faire une longue journée de marche avec un dénivelé de près de 1000 mètres. Mais la joie, le sourire des enfants  et l’accueil chaleureux des villageois nous ont bien récompensés de ces efforts. Ce fut un merveilleux voyage, plein d’émotions et de rencontres inattendues.

Un moment inoubliable de notre voyage :   LA RENCONTRE AVEC  HAROUTCHA

Elle a dû marcher plusieurs heures car son village est situé loin de Mérangding. Les villageois ont mis une grande bâche sur la terre battue où sont étalés les vêtements apportés par l’association. C’est plus tard que j’ai remarqué Haroutcha, un grand panier dans le dos, soutenu par un large bandeau sur son front. Elle a un sourire enfantin, porte un sari rouge vif avec des arabesques dorés. Elle est d’une très grande beauté. Je la regarde et,  je ne sais pas pourquoi, elle se lève et nous tombons dans les bras l’une de l’autre.Le responsable du village lui demande de prendre quelques vêtements qu’elle choisit et  dépose sur son panier. Elle se penche mais  tout en maintenant précautionneusement ce panier dans le dos. Son contenu doit être important !... Elle enlève son bandeau et dépose le panier sur la table en bois recouverte d’une jolie nappe fleurie.Tout le monde est assis, il y a beaucoup de bruit, de rires et d’animation. J’observe cette petite communauté.L’homme qui organise la distribution prononce un discours pour  nous tous. Nous écoutons  avec attention et applaudissons. Les enfants tournent et s’amusent. J’entends un petit cri puis des pleurs. Je  vois Haroutcha soulever  les tissus posés sur son panier et prendre dans ses bras un tout petit bébé d’un mois aux dires du guide. Il a faim…Elle sort son sein de son sari et lui donne à boire. Je suis à des milliers de kilomètres de la France et toutes les mamans du monde se ressemblent lorsqu’elles nourrissent leur enfant.Je vois ce petit être bouger ses mains à la peau dorée. Il glougloute et bois avec satisfaction.Sur notre insistance, le guide demande son âge à Haroutcha. Elle répond « 20 ans ». Je pense qu’elle a plutôt l’âge d’une adolescente. Cette très jeune fille repose délicatement son bébé dans le panier et le recouvre des tissus. J’ai juste le temps de trouver un sac pour rassembler ses vêtements avant qu’elle remette son bandeau sur sa tête et reparte en direction de son village, faisant  des petits signes pour dire au revoir. Je la suis longtemps des yeux. Elle escalade avec facilité  la montagne et petit à petit, sa silhouette devient un point rouge. Jusqu’où va-t-elle monter ? Je crois encore voir son panier puis plus rien…(Texte de Madeleine Torrès)

L'ascension du Peekey Peak à 4065m fut intense par l'altitude et surtout par les conditions climatiques: le brouillard, la grêle, l'orage et la neige mais ce fut surtout le froid qui ne fut pas facile à gérer même nos barres de céréales avaient gelé. Apres tout ça imaginez notre fierté d'être là-haut et le spectacle visuel des montagnes mérite de souffrir un peu, un paysage de carte postale qui parait complètement irréel et qui restera marqué dans nos mémoires.Pendant ce trek, il n'y a pas eu un seul paysage mais une multitude: la montagne avec ses cultures, avec ses forêts, ses rhododendrons fleuris ou non, ses paysages lunaires, rocheux, neigeux, ses montées et ses descentes.Et ce trek fut aussi une merveilleuse rencontre avec ses habitants d'un accueil chaleureux malgré des conditions de vie très difficiles, nous avons aussi rencontré beaucoup d'enfants toujours souriants et curieux de nous connaitre. Les plus impressionnants resteront à mon avis ce couple sexagénaire du camp de base à 3640m d'altitude qui vivent dans des conditions climatiques très rudes, on a passé l'après-midi dans la cuisine près du feu avec ce couple, à jouer aux cartes avec notre guide et notre porteur, à regarder des vidéos bref un moment unique de convivialité en haut de ces montagnes. Le souvenir de ce trek restera lié au dévouement et à la gentillesse de notre guide Raju et de notre porteur Tilac avec qui on a partagé ces 7 jours intenses à leur poser beaucoup de questions sur leur pays et leurs cultures, de beaux moments de complicité et d’enrichissement.(résumé de notre trek vu également avec Annie)

Date de dernière mise à jour : 27/04/2018